C.E.R.F. de Grésigne

Collectif d'Entraide des Riverains de la Forêt de Grésigne
DE LA CHASSE À COURRE AU CERF ET DU RESPECT DES RIVERAINS

Quel jeu joue l’ONF ?

avec

A la veille du renouvellement des adjudications au printemps 2010, l’Office National des Forêts a enfin accepté de nous rencontrer en décembre 2009 en la personne de M. Chollet, responsable de la chasse à la Direction territoriale du Sud-Ouest.

Cette rencontre faisait suite à un courrier préalable signé de son Directeur M. Ducos et daté du 21 octobre 2009, qui répondait à notre demande de rendez-vous motivée par nos inquiétudes maintes fois exprimées et notre exigence que l’Office assume sa responsabilité dans les mesures à prendre pour contrôler l’exercice de la chasse à courre au cerf en Grésigne.

Il nous était certifié dans ce courrier que l’ONF, consciente du caractère peu adapté de la forêt de Grésigne à la pratique de la chasse à courre au cerf, s’engagerait à exiger de l’équipage adjudicataire en 2010 des garanties de qualité (une meute en cours d’agrément ?) et à lui faire signer une charte de bonne conduite lui interdisant de sortir de la forêt domaniale. Cet engagement était rédigé en ces termes : « Nous avons décidé de remettre le lot de chasse à courre en adjudication pour la période 2010-2016, avec les précautions qui s’imposent. Les clauses communes de ces adjudications et les clauses particulières du lot stipuleront la nécessité qu’une charte signée soit jointe par tous les candidats à leur offre d’adjudication pour que cette dernière soit recevable. Cette charte de bonne conduite comprendra notamment l’engagement d’arrêter les poursuites des cerfs dès lors que ceux-ci sortent du périmètre de la forêt domaniale ».

revu

Or pour avoir pris connaissance récemment du règlement des adjudications, du Cahier des Clauses Générales, du Cahier des Clauses Communes pour la Direction territoriale du Sud-Ouest et des clauses particulières aux lots de la forêt de Grésigne (rendus publics par la Direction territoriale du Sud-Ouest en vue de la période 2010-2016, et approuvés le 12 janvier 2010), nous observons que nous ne retrouvons aucune trace de cette charte de bonne conduite ni dans les clauses communes ni dans les clauses particulières au lot concernant l’équipage qui chassera le cerf en Grésigne durant les six années à venir.

Nous avons donc décidé d’alerter le Préfet du Tarn et Garonne qui présidera en mars prochain à l’adjudication du droit de chasse dans les forêts et terrains domaniaux de l’État situés dans les départements de la Région Sud-Ouest. Nous lui demandons d’inviter l’ONF à tenir ses promesses et à conformer sa gestion cynégétique en forêt de Grésigne aux règlements en vigueur : de fait, il semble qu’une superposition des droits de chasse en Grésigne (au bénéfice de sociétés de chasse à tir et équipages de chasse à courre) fait que le nombre de jours chassés excède le nombre règlementaire (3 jours maximum) et que le repos des animaux n’est pas respecté. Et si l’Office devait en conséquence faire un choix, nous avons d’emblée exprimé le nôtre : celui des sociétés de chasse à tir.

« De quoi vous mêlez-vous?», demandera-t-on. Précisément de ce qui nous regarde, de très près ! A suivre.

C.E.R.F. de Grésigne vu

__UN PROCES PEUT EN CACHER UN AUTRE__

Retour sur une procédure

Le procès qui s'est tenu en Cour d'appel de Toulouse le mardi 7 septembre 2009 est éclairant à bien des égards. Un veneur de l'Equipage de Grésigne y faisait appel du jugement rendu au Tribunal de police de Gaillac en juin 2008. M L., en tant que maître chien et meneur de la chasse ce jour du 3 novembre 2007 où eut lieu le second accident de chasse à courre au cerf au domicile de la famille R., y fut condamné pour chasse sur autrui, avec 1000 E d'amende, 1000 E de dommages et intérêts et un retrait du permis de chasser durant 2 ans. M. L. sollicitait donc de la Cour d'appel une révision de ce jugement en faveur d'une relaxe. Le délibéré rendu le 26 octobre dernier ne l’aura donc pas exhaussé : la Cour d’appel par son arrêt a confirmé au contraire l’inculpation de M. L. dans les mêmes termes que celle prononcée déjà par le Tribunal de police de Gaillac. Et il semble qu’il n’y aura pas de pourvoi en cassation.

Revenons sur ce procès en Cour d’appel. Durant presque 2 heures (le procès de Gaillac avait duré 1h30), la Cour a tenté de saisir le plus clairement possible la nature du litige et des arguments avancés tant par les veneurs que par les parties civiles.

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Scènes de chasse et noms d'oiseaux (Le Monde 01/01/10)

Pour Patrick-Louis Vuitton, ce n'est qu'une péripétie amplifiée par le nom "magique" qu'il porte. Lundi 23 novembre, le descendant - "direct", précise-t-il - du maroquinier de luxe au célèbre monogramme a été condamné, ainsi que son maître de chasse à courre, par le tribunal de police de Domfront (Orne), à acquitter 1 300 euros d'amende. Pour "chasse sur le territoire d'autrui".

En 2008, M. Vuitton, à la tête de son équipage de la Roierie, a été pris à deux reprises en flagrant délit de poursuite de cerf sur la propriété privée de Laurence Dourdin, une enclave de 182 hectares dans la giboyeuse forêt domaniale des Andaines, dans l'Orne. Excédée par ces intrusions à répétition, la dame a déposé "une dizaine de plaintes", dont six seraient encore en suspens. Une "petite contrariété" dont M. Vuitton "rigole", puisqu'elle ne lui a "même pas" coûté son permis de chasse, souligne-t-il.

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La chasse à courre s'achève devant le supermarché (15/10/2008)

C’est la loi des séries. Hier après-midi, la chasse à courre s’est achevée en plein coeur de Lamorlaye, juste en face du supermarché Champion, le long de la D 1016. C’est effectivement le deuxième dérapage en dix jours, après celui d’Avilly-Saint-Léonard, où une bête traquée était même passée au milieu d’un match de football, avec aux trousses les chiens et un cavalier.

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Fait divers. Une chasse à courre à Larroque se termine mal (sur le site La Depeche.fr 04/11/07)

3 NOVEMBRE 2007 3 nov

Poursuivi par 40 chiens, le cerf finit dans le salon.

L'histoire est tout à la fois dramatique et regrettable. Hier vers 13 heures, alors qu'elle venait de finir de manger, une famille de la commune de Larroque, au lieu dit Les Abriols, a vu un cerf débarquer dans sa maison, poursuivi par une meute de chiens. Appeurée, la bête sauvage a littéralement saccagé le salon avant que les chasseurs ne viennent l'abattre avec un couteau. Pierre, Patricia et leurs deux enfants n'ont pas été blessés. Mais ils ont eu très, très peur.

Sur place, les gendarmes de la brigade de Castelnau-de-Montmirail sont venus constater l'incident et entendre les dépositions. Dans la maison, on croirait au passage d'une tornade. La baie vitrée par laquelle le cerf a pénétré est complètement brisée. Des tessons de verres sont éparpillés dans toute la maison, des meubles sont renversés. Le sol est jonché de sang et de boue. Bien aidé de la quarantaine de chiens qui le poursuivaient, le cerf a littéralement retourné la maison. «Une scène d'horreur» «Nous savions que c'était une chasse à courre. Ce n'est pas la première fois que cela arrive ici», raconte Pierre, très ému. «Cela faisait plusieurs minutes que les aboiements se rapprochaient, jusqu'à ce que le cerf soit autour de la maison. Les enfants étaient effrayés. Nous ne savions pas quoi faire, c'était la panique complète. Puis le cerf est rentré, et tous les chiens avec lui. On est sortis, les enfants n'étaient plus là. C'était une scène d'horreur», raconte-t-il.

Dehors, deux membres de la chasse à courre en question attendent en costume traditionnel, le cor autour du cou, et le cheval à côté. Jacques, un des deux chasseurs, membre de l'association qui organisait l'événement, explique que «les suiveurs étaient venus rattraper les chiens, mais cela ne se fait pas en claquant des doigts. D'habitude nous essayons de ne pas sortir de la forêt». Patricia s'est approchée. Énervée, elle leur lance cette question: «Que faisiez-vous ici, avec 40 chiens, sur notre propriété?» «Il s'est passé quelque chose qui n'aurait pas dû arriver, c'est catastrophique», répond Jacques. «On ne devrait pas vous laisser chasser, vous jouez avec un boulet de canon que vous ne maîtrisez pas», lui rétorque-t-elle. Des plaintes sans suite

«Déposez-vous une plainte?», demande un gendarme à Patricia. «Oui, pour violation de propriété privée et pour mise en danger volontaire de la vie d'autrui», lui répond-elle. Cette plainte ne sera pas la première dans ce secteur. Par deux fois déjà, des événements similaires se sont produits. Mais les plaintes sont restées sans suite, au grand dam de la population. Une responsable de l'amicale de chasse de Larroque, présente sur place, explique que «la chasse à courre sur ce secteur doit suivre un protocole très sévère. Il n'est jamais respecté», précise-t-elle. «C'est la deuxième fois que cela nous arrive. À chaque fois, c'est plus grave. Jusqu'où faudra-t-il aller pour agir?», s'interroge Patricia. La question reste en suspens.

Publié le 04 novembre 2007 à 10h40 | Auteur : Jean-Baptiste Miquel nov 07