Témoignage d'un riverain de la forêt de la Grésigne

Je, soussigné Mr F. D., domicilié Les Abriols,81140 LARROQUE, déclare avoir été témoin

le Samedi 20 Décembre 2003 alors que ma plainte pour l'accident du 11 Janvier 2003 chez Mr P.MILLOT n'a toujours pas eu de suite.

A partir de 13h30 de très nombreux aboiements de chiens attirent mon attention. Je sors de la maison, et observe alors une grande agitation : de nombreux véhicules vont et viennent, s'arrêtent et repartent sans cesse sur la route à 200 mètres de chez moi. Je compte à ce moment une dizaine de voitures ou camionnettes. Les mouvements sont nombreux, certains de ces véhicules passent devant chez moi pour aller en direction de Bruniquel. Avec le voisinage, nous décidons de rester vigilants, et de guetter régulièrement l'évolution de la situation. J'entends des chiens, mais je ne peux à ce moment les localiser. Des alternances de bruit, et de moments plus calmes se succéderont . Vers 15 heures, à nouveau, l'agitation et le tumulte des chiens m'incitent à sortir à nouveau. Je retrouve dehors, par intermittence mes différents voisins, Mr B. P., Conseiller Municipal, Mme N. M., et également Pascal MILLOT, qui est en plein souci avec le suivi de sa plainte relative à la mise à mort du cerf le 11 Janvier dernier sur sa terrasse. Méfiants quant aux risques d'une nouvelle action de Chasse à Courre en plein hameau, nous sommes trois à avoir saisi nos appareils photos afin de rassembler des preuves, si besoin. Les chiens et les chevaux sont maintenant très nombreux dans la zone entre ma maison, mon pré, la ferme auberge et chez les R. (futures victimes en 02.2006 et 11.2007,ndlr). Les véhicules s'immobilisent plus nombreux. Et tous les participants focalisent leur regard en direction de Rascalat, dont d'ailleurs les propriétaires sont absents à ce moment. Je compte huit chevaux et cavaliers qui sortent et rentrent des deux chemins autour de mon terrain (chemin de Moncéré et chemin de Rascalat). Autour de 16 heures, les cris s'intensifient, et les chiens sont déchaînés, hurlants tous les trente de concert. La maison des R. est encerclée, c'est bien là que se situe l'action de chasse, des hommes courent avec des chiens sortis d'un nouveau camion arrêté, en direction de Rascalat. D'autres personnes, depuis la route donnent visiblement des ordres inverses de revenir, de tout arrêter. Les brebis de Mr C. affolées s'échappent vers la ferme-auberge. Je vois alors très distinctement un QUAD, seul Mr C. en a un, descendre depuis le haut des prés et aller à la rencontre des hommes en habits. La confusion règne à l'évidence, et la meute de chien hurle violemment. TRES SOUDAINEMENT, les cris cessent, les chiens cessent simultanément d'aboyer.

Puis peu à peu, vers 16 h 15 chiens et hommes, et les cavaliers remontent par les prés, exceptés deux cavaliers qui passent par le chemin, et me disent en me voyant photographier qu'ils n'ont rien à craindre. Les véhicules arrêtés au bord de la route déguerpissent à vive allure, la plupart en direction de la forêt. Seules quelques voitures immatriculées du 82 ou du 46 partent en passant devant ma maison. Un conducteur descendra, et me menacera avec mon ami MILLOT de « nous casser la gueule ». Aucun cerf à ce moment, ne sera remonté vers les véhicules, et aucun véhicule ne descendra à cette heure à Rascalat. Après les heures de tumulte bruyant, le silence est comme pesant. Ce bruit infernal et général s'est arrêté très brutalement, d'un coup. Choqué par la violence des faits, et l'insistance dont a fait preuve l'Equipage, je rédige sans plus tarder, sur les conseils de la Gendarmerie de garde, des lettres de témoignages que j'adresse par fax à la Gendarmerie Nationale de Cordes, à Madame le Procureur d'Albi, à la Fédération Départementale de Chasse, et à la Mairie de Larroque. Ce que je supposais dans l'après-midi s'avérera probable au bruit des voitures que j'ai entendu la nuit suivante.. C'est que l'animal a bel et bien été tué aux alentours de 16 heures, qu'il a été caché dans un fourré, puis que la nuit venue il a été récupéré en toute illégalité. De telles pratiques font régner la peur pour le voisinage. Et mes courriers étaient aussi un appel au secours, à l'aide.