Nous avions déjà été surpris par les arguments de la défense lors du procès qui s’est déroulé devant le Tribunal de police de Gaillac, puis devant la Cour d’Appel de Toulouse, suite à la mise à mort d’un cerf dans la cuisine de nos amis, Pierre et Patricia Rossard: « Il y avait un brouillard à couper au couteau, non seulement on ne voyait pas les chiens, mais on n’entendait même pas leurs abois ».

Est-il bien raisonnable, de la part de personnes adultes, de foncer ainsi dans le brouillard ? Un enfant de six ans répondrait que non ! Mais il faut croire que ces gens-là n’atteignent l’âge de raison qu’à 77 ans… « Ce n’est pas nous qui chassons, c’est le « laisser courre », ce sont les chiens qui chassent », puis « servir la bête aux abois n’est pas un acte de chasse », bref, les veneurs ne chassent jamais ! Heureusement, le tribunal et la Cour d’Appel en ont décidé autrement !

Reste l’arrêté préfectoral interdisant à l’Equipage de Grésigne de sortir sur les communes de Larroque, Puycelsi et Castelnau de Montmiral et qui, bien que faisant l’objet d’un recours devant le Tribunal Administratif (ce qui prouve bien l’intention qu’ont ces gens-là de continuer leurs intrusions), est toujours en vigueur.

Alors, désormais, et en contradiction avec les règles mêmes de la vénerie, qui veulent que le « maître-chiens » reste en contact permanent avec la meute, ils ont trouvé une nouvelle tactique : lancer les chiens vers le hameau des Abriols (commune de Larroque, interdite à la chasse à courre), sans, eux-mêmes, sortir de la forêt, laissant les « suiveurs » rabattre la meute et le gibier poursuivi vers des zones non interdites ! Car les « suiveurs » suivent, ils ne chassent pas !

C’est ainsi que le samedi 11 décembre 2010, un cerf pourchassé a tournicoté pendant près de deux heures dans le hameau des Abriols, harcelé par la meute, mais en l’absence de tout cavalier : des 4x4 garés n’importe comment, des hurlements, un raffut pas possible…mais pas la trace du moindre veneur ! Laisser les « suiveurs » endosser la responsabilité d’un éventuel carnage, peut-on faire plus lâche ?